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LA MÉDECINE POLYVALENTE

Le service de médecine polyvalente a une orientation de gériatrie court séjour et reçoit, notamment, les personnes âgées poly-pathologiques en court séjour (environ six jours de durée moyenne de séjour - DMS). A cette fin, l'équipe médicale compte, en autre, deux praticiens formés à la gériatrie (capacité universitaire) et l'intervention d'une équipe mobile de gériatrie (EMG).

Activités

Le service de médecine polyvalente accueille les malades adressés par des praticiens libéraux de ville, par d’autres établissements privés ou les hôpitaux publics (services d'urgences…).

Il prend en charge tout patient impliquant des démarches diagnostiques ou thérapeutiques quelles que soient les pathologies (toutes les maladies du tube digestif, du foie et du pancréas [maladie diabétique], toutes les maladies respiratoires, neurologiques, cancérologiques…).

Le service peut accueillir les malades adressés par la Structure des Urgences de la clinique Saint GEORGE (étant tout deux, des établissements du Groupe Saint GEORGE).

Le service assure également la prise en charge des malades en soins palliatifs pour des soins de supports et d’accompagnement. Cela concerne des patients atteints de pathologies cancéreuses mais aussi de pathologies chroniques sévères non cancéreuses. L’établissement est un acteur dynamique du réseau de cancérologie PACA (ONCOPACA). Des équipes soignantes dévouées travaillent en étroite collaboration avec les médecins oncologues libéraux du groupe Saint GEORGE.

Enfin, si nécessaire, les praticiens d’astreintes de la clinique peuvent intervenir et notamment, les chirurgiens viscéraux, les gastro-entérologues, les radiologues…

L'équipe mobile de gériatrie (EMG)

L’équipe met à disposition une compétence gériatrique spécifique.
Elle intervient sur demande du service dès les premiers jours de l’hospitalisation.
La prise en charge médicale du patient reste sous la responsabilité du médecin du service dans lequel il est hospitalisé.

L'objectif de l'EMG est l'apport de compétences complémentaires et spécialisées pour améliorer la prise en charge de la personne âgée polypathologique et fragile hospitalisée en court séjour (identification de troubles cognitifs, troubles nutritionnels…).
Elle aide à la préparation des sorties en établissant une orientation adaptée à l’état de la personne grâce aux liens qu'elle entretient avec les structures extra-hospitalières : les médecins de ville, les infirmiers et aides-soignants des Soins Infirmiers à Domicile (SIAD), et le Centre Local d'Information et de Coordination (CLIC).
Leur intervention auprès des personnes hospitalisées se fait en lien étroit avec l'assistante sociale pour préparer et sécuriser le retour à domicile.

Un résumé de l’évaluation gériatrique est envoyé au médecin traitant.

Fonctionnement en Réseau

La prise en charge de patients des réseaux nécessitant une hospitalisation ou un retour à domicile s’inscrit dans le cadre du réseau Ville-Hôpital. Ainsi, l’établissement dispose d'une convention avec le réseau CRONOS, d’une part, et d'un partenariat avec l’équipe mobile de soins palliatifs, d’autre part.

Des liens avec de nombreux Établissements d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD), pour des patients dont la dépendance exclurait le retour à domicile, nous permettent l’orientation en aval.

Les deux établissements de convalescence du groupe (Centre de Convalescence ATLANTIS et LA SERENA) permettent, enfin, le suivi de la prise en charge, si nécessaire, après les soins d’hospitalisation.

 

DOULEUR ET SOINS PALLIATIFS

La Douleur

Tout le monde ne réagit pas de la même façon à la douleur. Que ce soit au cours de votre hospitalisation ou dans le cadre de consultations externes, les soignants sont à votre disposition au sein de l’établissement. Il vous suffit d’en faire la demande… Aidez l’équipe soignante qui vous prend en charge à traiter votre douleur !

Les soins palliatifs et l’accompagnement concernent les personnes de tous âges atteintes d’une maladie grave, évolutive mettant en jeu le pronostic vital, en phase avancée ou terminale. Ces personnes peuvent souffrir d’un cancer, d’une maladie neurologique dégénérative… Ces soins prodigués visent uniquement à améliorer le confort et la qualité de vie et à soulager les symptômes : ce sont les traitements et soins d’accompagnement physiques, psychologiques, spirituels et sociaux envers ces personnes et leur entourage.

L’engagement de tous les soignants

Soulager la douleur fait partie intégrante de la démarche de soins de l'établissement (comité de lutte contre la douleur CLUD). La prise en charge de la douleur peut se faire pour des situations aiguës (douleur post-opératoire, lors d'un soin douloureux, examen invasif…) ou dans le cadre de pathologies chroniques (cancers…) :

  • la prise en charge de la douleur aiguë est une préoccupation quotidienne des équipes soignantes de l’établissement quelques soit l’étape de la prise en charge dans l’établissement (après une intervention chirurgicale, pendant un examen douloureux, avant une situation qui peut entraîner une douleur…). La souffrance morale augmente les douleurs ;
  • la prise en charge de personnes souffrant de douleurs chroniques rebelles aux traitements classiques. Il n’y a pas une mais des douleurs qui se distinguent par leur origine, leur durée, leur intensité… Traiter la douleur, peut prendre du temps dans ces cas-là.

Les douleurs altèrent notablement le confort et la qualité de vie. La traiter c’est contribuer à retrouver le bien-être, l’appétit, le sommeil, l’autonomie et se retrouver avec les autres.

L'organisation en place au sein de l'établissement permet de s’assurer :

  • de la pertinence de l’information donnée au patient ;
  • de l’évaluation systématique et continue de la douleur ;
  • de la capacité à adapter secondairement le traitement antalgique.

Ces derniers points nous apparaissent comme des éléments indispensables du succès de l’analgésie et s’inscrivent dans une démarche d’amélioration continue de la qualité dans la prise en charge de la douleur.

L'établissement compte trtois infirmières référentes qui interviennent sur la base de protocoles validés par les médecins algologues et une pharmacienne. Tous sont titulaires d’une formation universitaire spécifique.

Cette organisation de lutte contre la douleur est validée par le comité de lutte contre la douleur (CLUD), qui vise à améliorer au quotidien le traitement de la douleur, deux fois par an.

Consultation anti-douleur

Le mal de dos, les douleurs dans les jambes de type sciatique, l'arthrose, les maux de tête rebelles, l'artérite des membres inférieurs, le cancer… peuvent être des causes de douleur chronique. Le choix du traitement dépend du type de douleur, de son intensité, de la façon dont vous réagissez à votre thérapie antalgique actuelle, de la maladie causale…

Une approche spécialisée des douleurs chroniques peut vous aider à faire face à vos douleurs. Si vous souffrez de douleurs chroniques et que vous estimez que votre traitement actuel n'est pas efficace et qu'il ne maîtrise pas vos douleurs, il est important que vous en parliez à un spécialiste du traitement de la douleur que l’on appelle médecin « algologue », professionnel de santé spécialiste des problèmes rencontrés par ceux qui souffrent de douleur non soulagée par un traitement habituel bien conduit. Une douleur persistante même si elle ne peut pas toujours être évitée (personnes âgées ou personnes souffrant d'arthrose, de problèmes de dos…) ne doit pas être négligée et doit être traitée. La douleur n’est pas une fatalité !

Personne ne connaît votre douleur comme vous-même. Vous êtes la seule personne qui peut dire si votre traitement actuel est efficace et s'il permet de maîtriser votre douleur. C'est pourquoi, il est important que vous parliez à votre médecin, au personnel infirmier et aux membres de votre famille si votre thérapie antalgique ne vous apporte pas un soulagement adéquat. La recherche médicale a montré que s'ils étaient correctement pris (évaluation du traitement notamment par Echelle Visuelle Analogique), les médicaments antalgiques peuvent soulager la douleur sans créer de dépendance ni d’effet secondaire handicapant.

Le choix du traitement prescrit par le médecin algologue comprend toute une gamme de traitements est disponible : des antalgiques peuvent être administrés par voie orale, rectale ou transcutanée, ou sous forme injectable (intraveineuse, sous-cutanée, intramusculaire) ce qui peut nécessiter, dans ce dernier cas, une courte hospitalisation. D’autres types de traitement non médicamenteux sont encore possible, comme : stimulation électrique/neurostimulation, physiothérapie, programmes de traitement de la douleur : blocs nerveux, neurostimulation, soutien psychologique, chirurgie (chirurgie correctrice, neuroablation), thérapies alternatives…

Les Soins Palliatifs

Elles visent à maintenir une qualité de vie la meilleure possible jusqu’au bout de la vie, en privilégiant une philosophie de soins centrée sur la personne et non exclusivement sur la maladie, ceci dès l’annonce du diagnostic et en collaboration étroite avec les équipes soignantes.

  • Actions à destination du patient : une aide à l’évaluation des symptômes occasionnés par la maladie grave, des propositions thérapeutiques, un accompagnement, des conseils et soutien téléphoniques, des consultations de soins de confort et soins palliatifs.
  • Aide des familles et des proches : soutien, aide, conseils et soutien téléphoniques, suivi de deuil.
  • Actions auprès des équipes soignantes : formations, soutien psychologique et maintient du lien avec les équipes médicales et soignantes hospitalières et du secteur libéral.

Le service de médecine peut prendre en charge les patients nécessitant des soins palliatifs : tumeurs cancéreuses en stade terminal, pathologies chroniques évolutives, grand âge… Un accueil des familles y est prévu par une équipe qui dispense des soins d’accompagnement humains au patient et afin de soulager au mieux leur souffrance et celle de leurs proches.

 

LE CENTRE DE COORDINATION DE CANCÉROLOGIE (3C)

La clinique Saint ANTOINE fait partie du Centre de Coordination de cancérologie situé dans la clinique Saint GEORGE.

Il a pour vocation de donner des informations aux patients et aux médecins traitants concernant les prises en charge des pathologies cancéreuses dans l’établissement. Il évalue par ailleurs les pratiques professionnelles, il propose une démarche qualité de ces prises en charge.

Il coordonne une discussion lors d’une Réunion de Concertation Multidisciplinaire (RCP) pour définir la meilleure stratégie à adopter. Celle-ci est ensuite expliquée intégralement au patient par le cancérologue référent (consultation d’annonce) et un compte-rendu est systématiquement adressé au médecin traitant désigné par le patient.

Les soins de support

Les soins de support concernent l'ensemble des soins, autres que les traitements anticancéreux spécifiques, et des soutiens qui sont nécessaires aux personnes atteintes de cancer visant à traiter les symptômes du cancer et à prendre en charge les effets secondaires des traitements antinéoplasiques (somatiques, psychologiques ou sociaux) conjointement aux traitements oncologiques ou hématologiques spécifiques, pour préserver la qualité de vie des personnes malades et celle de leur entourage.

Le patient peut recourir à des soins de support à tout moment de sa maladie. L’analyse des besoins en soins de support est réalisée dès le début de la maladie par le 3C dans lequel le patient est accueilli, puis, tout au long de l’évolution de celle-ci, c’est-à-dire lors des phases curative et palliative, ainsi que dans les suites de la maladie. La mise en place des soins de support s'intègre également dans le cadre des réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP).

Le traitement de la douleur

C’est un élément essentiel des soins de support tout au long de l'évolution du cancer puisqu'elle y est présente dans 80 % des cas, qu'il s'agisse de séquelles douloureuses éventuelles chez un patient guéri ou de syndrome douloureux témoignant d'une évolution tumorale locale ou métastatique en phase palliative.

Les équipes peuvent être aussi sollicitées dès que la douleur persiste anormalement. Il faut anticiper pour éviter d'intervenir une fois la douleur installée et parfois rebelle.

Elle peut être, d'origine nociceptive, neurogène ou plus rarement psychogène, c'est un phénomène fréquent tant en cancérologie qu'en hématologie. Elle peut être liée à la maladie ou aux traitements mis en œuvre. Son évaluation et celle de son retentissement, tant sur la qualité de vie du patient que sur son contexte psycho-socio-familial, constitue la première phase de sa prise en charge. La prise en charge de la douleur implique le traitement de la cause et la mise en œuvre de traitements spécifiques et symptomatiques, en privilégiant la voie orale, le contrôle de la douleur sur l'ensemble du nycthémère, la prescription à horaires fixes sans attendre la plainte du malade.

Soins par une esthéticienne : socio-esthéticienne

Ces soins favorisent le processus de guérison par la communication, le mieux-être, le confort du patient dans le cadre d’une meilleure qualité d’hospitalisation (sans se substituer à une esthéticienne de ville). Ils répondent à un besoin de restauration de l’image de soi pour les personnes ayant subi des traitements pouvant porter atteinte à leur intégrité corporelle. Ils encouragent les personnes fragilisées par la maladie à garder leur personnalité en conservant une apparence soignée, les aident à développer leur image corporelle altérée par la maladie, leur redonnent confiance tout en leur apportant détente et bien-être.

Les soins effectués : des soins du visage et du corps, des modelages (à base d’effleurages et de glissages), des soins esthétiques des mains ou des pieds, des épilations, des conseils en chevelure (la chimiothérapie peut être alopéciante), en hygiène corporelle (pour apprendre par exemple à bien hydrater sa peau que les traitements dessèchent) ou en maquillage. Un maquillage « bonne mine » permet de pouvoir de nouveau affronter le regard des autres et le sien. Un maquillage correcteur masque des mutilations dues à la chirurgie et permet de se réapproprier son image.

Le partenariat avec toute l’équipe soignante est primordial, la prise en charge s’effectue en individuel, parfois en partenariat avec les psychologues ou les infirmières.

Psycho-oncologie

La maladie peut être source de souffrance physique mais aussi psychologique. L'angoisse du lendemain, la perte de repères, l'altération de l'image, la difficulté à communiquer avec ses proches… sont autant de facteurs qui peuvent déstabiliser le patient et le rendre psychiquement vulnérable. Plusieurs moments peuvent être difficiles à gérer pendant la maladie que ce soient l'annonce du cancer, la phase de traitement, les « inter-cures » ou la fin du traitement et le retour chez soi, au travail...

Il faut aussi apprendre à vivre au quotidien avec la maladie. Le patient est parfois confronté à un changement de son image corporelle, à la suite des effets secondaires des traitements (chute des cheveux, réactions cutanées...) ou d'une chirurgie. Il doit aussi continuer à gérer sa vie familiale, les soucis domestiques. La communication avec les proches peut être aussi difficile. Le patient ressent parfois des difficultés à s'ouvrir aux autres ou à parler de son cancer.

Certains patients vont avoir besoin d'un soutien psychologique tout au long de la maladie, d'autres à des moments plus spécifiques. Le soutien psychologique peut s'adresser aussi aux proches du patient car le cancer représente également un bouleversement dans leur vie et la traversée de la maladie aux côtés de la personne souffrante peut générer un besoin de soutien et d’accompagnement. La psychologue intervient auprès des patients pour tenter de prévenir et traiter les répercussions négatives de la maladie sur leur psychisme et celui de leurs proches. Elle peut assurer un accompagnement, à la demande du patient seulement, pendant et après le traitement, sous la forme de consultations psychothérapeutiques (sans se substituer à une psychologue de ville) qui permettent au patient de mieux exprimer sa souffrance et de mettre en œuvre les moyens destinés à l'aider.

La psycho-oncologie s’exerce dans le quotidien du soin en cancérologie, en synergie avec les autres professionnels. Elle est une composante de la pluridisciplinarité. Elle développe des actions de prévention auprès des patients et de leurs proches, de dépistage systématisé des difficultés psychologiques et participe à la coordination de leur prise en charge. Elle permet une meilleure prise en compte de la dimension psychosociale dans le processus de décision. La collaboration régulière avec les autres soignants assure une sensibilisation et une formation réciproques aux enjeux de la communication dans la relation soignante.

Accompagnement social

Dans le cadre des soins de support, l’Assistante Sociale est garante de l’aspect social de cette prise en charge globale. Comme toute pathologie chronique évolutive nécessitant des traitements lourds et coûteux, le cancer peut conduire rapidement à une précarisation avec une diminution des revenus voire à une perte d’emploi.

Son travail s’articule autour d’un aspect purement technico-administratif qui comprend l’aide au montage de dossiers et l’information sur les dispositifs existants concernant les droits sociaux des patients atteint d’un cancer :

  • Les couvertures sociales sont fonction de la situation professionnelle, certaines personnes étant déjà en situation de précarité au moment du diagnostic, du secteur d’activité, des conventions collectives et éventuellement des assurances privées.
  • Dans la mesure où le cancer est reconnu affection de longue durée (ALD), le salarié peut bénéficier d’indemnités journalières (IJ) pour une durée de 3 ans.
  • Les frais inhérents aux traitements et aux prothèses, (souvent indispensables), malgré la prise en charge du cancer en tant qu’affection de longue durée ne sont pas remboursés dans leur totalité.
  • Il est peut également être difficile d’obtenir un prêt, malgré la mise en place de dispositifs spécifiques comme la convention Bellorgey, méconnue et d’application difficile.

Nutrition

L’activité de diététicienne est d’apporter confort et plaisir à des patients souvent affaiblis et dénutris qui ont peu d’appétit à la suite de traitements de radiothérapie et de chimiothérapie, en réalimentation après des interventions chirurgicales, ou qui découvrent un diabète insulinodépendant consécutif à une pathologie, en donnant des conseils alimentaires.

Il faut déterminer :

  • l’apport calorique moyen et évaluer l’apport en protéines, qui apporte un meilleur confort physique et psychique, en un mot : une meilleure forme ;
  • l’apport en glucides qui apportent de l’énergie et permettent une reprise de poids ;
  • l’apport en graisses qui apportent beaucoup de calories sous un faible volume, ce qui est intéressant pour des personnes qui mangent peu ;
  • l’apport en fibres pour privilégier un bon transit chez des personnes qui bougent peu ou sont alitées, suivant les goûts et les possibilités de chacun.

Pour les personnes qui ont peu d’appétit, on conseille des collations salées et/ou sucrées qui peuvent augmenter l’apport calorique voire des compléments alimentaires sous forme de boissons lactées, ou des crèmes desserts enrichies en protéines et en calories quand la dénutrition est importante.

Le plaisir de manger doit rester une priorité chez ce type de patients.

 

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