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LA PHARMACIE À USAGE INTÉRIEUR (PUI)

La PUI assure les missions définies à l'article L 5126-5 du code de la santé publique : assurer, dans le respect des règles qui régissent le fonctionnement de l'établissement, la gestion, l'approvisionnement, la préparation, le contrôle, la détention et la dispensation des médicaments, produits ou objets sous sa responsabilité, ainsi que des dispositifs médicaux stériles pour les blocs opératoires et les services de soins.
Elle ne peut fonctionner qu’en présence du pharmacien chargé de la gérance ou de son remplaçant ou d’un pharmacien adjoint. Ainsi, la pharmacie à usage intérieur de la clinique compte trois pharmaciens : le pharmacien gérant et deux pharmaciens adjoints.
Ils sont aidés par une préparatrice en pharmacie qui assume ses tâches sous la responsabilité et le contrôle effectif d’un des trois pharmaciens.

Les missions des pharmaciens sont, notamment, de :

  • sécuriser le circuit du médicament dans l'établissement.
    Conformément à la réglementation en vigueur, la dispensation dans l'établissement (délivrance des médicaments aux patients) est nominative pour tous les produits pharmaceutiques ;
  • concourir à la pharmacovigilance et à la matériovigilance.
    Le pharmacien gérant organise et anime les réunions du Comité du médicament et des dispositifs médicaux stériles (COMEDIMS) ;
  • mener ou participer à toute action d'information sur les médicaments auprès des praticiens et des soignants (respect de la durée de prescription des antibiotiques, règles de bonnes pratiques…)…

La clinique est autorisée à rétrocéder des médicaments pour les patients externes.

Le circuit du médicament

Le circuit du médicament est un processus transversal (de la prescription au retrait des lots périmés) qui concerne tous les professionnels de santé (pharmacien, médecins et infirmiers).
Ses étapes sont :

  • la prescription médicale ;
  • la validation pharmaceutique, la dispensation pharmaceutique et la gestion des stocks ;
  • l'administration infirmière.

La sécurisation de chacune des étapes circuit du médicament participe à l'amélioration de la prise en charge des patients et s'intègre dans la démarche de gestion globale et coordonnée des risques dans la clinique. En outre, elle s'inscrit dans le respect d'engagements souscrits dans le cadre du contrat de bon usage du médicament (CBU) entre l'établissement et l'ARS (Décret n° 2005-1023 du 24 août 2005).

L'identification des risques d’erreurs médicamenteuses à chaque étape du circuit du médicament permet d'éviter la iatrogénie médicamenteuse (conséquence non souhaitée d'un traitement médical : effets secondaires, association de plusieurs médicaments incompatibles, erreur de prise…).

Le livret thérapeutique est établi sur la base des données pharmacologiques, cliniques, thérapeutiques, réglementaires et économiques en vigueur.
Il comporte les renseignements utiles à la prescription et à la dispensation de chaque produit disponible. La mise en place du livret thérapeutique ne fait pas obstacle à la prescription par un praticien de médicaments ou de dispositifs médicaux stériles qui ne figurent pas dans le livret et améliore la sécurisation de la prescription.

Nous avons initié l'informatisation du circuit du médicament depuis plusieurs mois.

Les dispositifs médicaux (DM)

Ils sont très nombreux. On y retrouve notamment :

  • les dispositifs médicaux stériles (DMS) :
    • dispositifs utilisés pour effectuer l'administration de médicaments (par voie parentérale) : seringues, aiguilles, cathéters, perfuseurs, transfuseurs…;
    • dispositifs médicaux plus accessoires comme les prolongateurs, obturateurs, régulateurs de débit, rampes, filtres…;
    • dispositifs médicaux utilisés pour les prélèvements (sang, LCR...) ;
  • les dispositifs médicaux implantables (DMI) :
    • sites d'injection implantables (DVI) ;
    • implants ;
    • prothèses…

Ils sont à usage unique pour leur grande majorité.

Les pharmaciens sont responsables de la préparation des dispositifs médicaux stériles et assurent la fourniture des services de soins.

La stérilisation

La PUI est autorisée à la stérilisation des dispositifs médicaux.
Cette activité est sous la responsabilité du pharmacien gérant.

Le processus débute par l’étape de pré-désinfection. Elle se poursuit dans les locaux dédiés et spécifiquement autorisés après inspection des autorités de tutelles par : le nettoyage, le conditionnement, la stérilisation proprement dite, les contrôles des différentes opérations, le stockage et la mise à disposition.

Pour l'aider dans cette activité, le pharmacien dispose d’agents de stérilisation (aides-soignantes et infirmières) qui selon la réglementation :

  • ont reçu une formation qui porte sur la stérilisation, la conduite d’autoclave, le système permettant d’assurer la qualité en stérilisation, l'hygiène et la sécurité ;
  • sont désignés par le pharmacien comme habilitée à libérer les charges stériles, en son nom (ils sont sous son autorité technique).

L'information sur les médicaments

Les pharmaciens de l'établissement disposent d'accès à des bases de données (papier, informatique, Internet…) afin d'obtenir une information rapide et complète concernant la pharmacologie dans un contexte où les nouveautés pharmaceutiques se multiplient à un rythme effréné.

L'information circule :

  • entre le médecin et le pharmacien qui est bien placé pour fournir des informations relatives à la D.C.I., aux classes chimique et pharmacologique des produits, à l'état de disponibilité du stock, et pour proposer des équivalences… ;
  • entre le médecin et l'infirmier(e) pour que la prescription soit clairement formulée, accompagnée ou de non de précisions, et qu'elle puisse être facilement exploitée ;
  • entre l'infirmier(e) et le pharmacien qui renseigne sur les conditions de conservation, de préparation et d'administration du produit.

L'aspect sécuritaire de la prescription est ainsi amélioré grâce à cette circulation de l'information sur le médicament.

La pharmacovigilance

La pharmacovigilance a pour objet la surveillance du risque d'effet indésirable résultant de l'utilisation des médicaments et produits à usage humain. Le signalement des effets indésirables est effectué par les professionnels de santé au « Centre Régional de Pharmacovigilance » de Nice (CRPV).
Les données de pharmacovigilance sont rassemblées et analysées par le pharmacien de l'établissement.

De plus, le pharmacien assure quotidiennement la veille réglementaire (Journal Officiel), le suivi des alertes et des informations de sécurité de l'AFSSAPS.

Il participe à la démarche qualité en matière de circuit du médicament par l’analyse de son fonctionnement : audits, suivi d’évènements sentinelles, suivi d’indicateurs de résultats….

Commission du Médicament et des Dispositifs Médicaux Stériles (COMEDIMS)

Conformément à la réglementation, la clinique a mis en place, depuis plusieurs années, la Commission du Médicaments et des Dispositifs Médicaux Stériles (COMEDIMS) qui participe à la définition de la politique du médicament et des dispositifs médicaux stériles à l’intérieur de l’établissement. Elle est également partie prenante dans la mise en place du contrat de bon usage (CBU).
Elle est composée des acteurs principaux du circuit du médicament (pharmaciens, prescripteurs, cadres de soins, responsable matériovigilance en fonction des thèmes abordés…).
Lors des réunions, la commission :

  • prend une part active à l’élaboration de la liste des médicaments (livret thérapeutique) et des dispositifs médicaux stériles (livret des DM) dont l’utilisation est recommandée dans l’établissement ;
  • s’associe à l’élaboration des recommandations en matière de prescription et de bon usage des médicaments et des dispositifs médicaux stériles et de lutte contre la iatrogénie médicamenteuse ;
  • définie, en concertation avec les professionnels de santé, les priorités thérapeutiques pour élaborer une politique cohérente du médicament ;
  • met en place des enquêtes d’utilisation (CBU) et un suivi des consommations des médicaments et des dispositifs médicaux stériles.

Lorsqu’elles intéressent les antibiotiques, l’élaboration du livret thérapeutique et l’organisation d’une dispensation contrôlée s’effectuent sous la responsabilité conjointe de la commission des antibiotiques (le cas échéant).

La COMEDIMS a un rôle fondamental dans les domaines de la qualité des soins et de l’efficience économique. Elle travaille en synergie avec la Conférence Médicale d’Établissement (CME).

 

LES LABORATOIRES

LE LABORATOIRE D'ANALYSES MÉDICALES (LAM)

La clinique a une convention avec un laboratoire, prestataire externe, LABAZUR pour la réalisation des prélèvements et des analyses biologiques et bactériologiques pour les patients hospitalisés qui est le plus important des laboratoires d’analyses médicales du sud-est, mais aussi un des plus importants de l’hexagone.
Le Laboratoire fonctionne sept jours sur sept, 24 heures sur 24. Il assure une permanence biologique dans certaines circonstances (groupage sanguin en vue d'une transfusion, RAI…).
Des procédures ont été rédigées en commun.
Possédant les outils les plus modernes de la communication, le laboratoire est en liaison informatique directe et permanente, pour le rendu des résultats qui sont intégrés directement dans le dossier informatisé des patients de la clinique.

L'activité du laboratoire concerne les analyses médicales dans leur ensemble : biochimie, hématologie, immunologie, bactériologie et parasitologie.
Les techniques sont soit classiques soit très fines (chromatographie…).
Il dispose d'analyseurs les plus modernes et les plus performants du marché.

Le laboratoire est engagé depuis plusieurs années dans une démarche qualité et de gestion des risques volontaire.
Il suit l'ensemble de la législation destinée à assurer la plus grande sécurité possible à l’ensemble des patients (GBEA II, arrêté du 26 avril 2002). Ces textes concernent notamment les diplômes d’états des biologistes, des techniciens de laboratoire et des infirmières, les locaux, les réactifs…

LES LABORATOIRES D'ANATHOMO-PATHOLOGIE

L’établissement a également recours à des prestataires externes pour les analyses d’anatomopathologie.

L'anatomie pathologique comporte l'étude de toutes les lésions observables (modifications de forme ou de structure provoquées par la maladie au sein des organes) chez un patient :

  • étude macroscopique ou examen à l'œil nu ;
  • étude histologique et cytologique au microscope ;
  • études particulières faisant appel à des techniques poussées de la biologie cellulaire (histochimie, immunochimie).

Elle a donc pour objectif d'identifier les maladies et les tumeurs à partir de prélèvements de cellules (cytologie), de fragments de tissus (biopsies) et de pièces opératoires.

Cette étude permet d'établir un diagnostic, de rechercher une cause aux lésions, de rassembler des critères de pronostic et de juger de l'effet des traitements entrepris.

Les médecins libéraux anatomo-pathologistes travaillent en étroite collaboration avec les cliniciens de l'établissement. Les résultats des examens d'anatomopathologie leur permettent de prendre les décisions thérapeutiques et d'assurer le suivi des patients.

Une partie de l'activité est représentée par la pratique d'examens extemporanés réalisés durant une intervention chirurgicale (à la fois par l'étude macroscopique et microscopique). Ces examens sont justifiés à chaque fois qu'ils sont susceptible de modifier le déroulement de l'intervention chirurgicale, et permettent aux chirurgiens de décider du meilleur traitement possible per-opératoire en tenant compte de la nature exacte (bénigne ou maligne) de la lésion qu'il résèque et de s'assurer du caractère complet de son exérèse.

Dans la prise en charge du cancer du sein, l'établissement met à la disposition des praticiens un appareil de radiographgie (FAXITRON) qui permet de radiographier la pièce opératoire après son exérèse pour s'assurer, en complément de l'acte d'anatomopathologie, du caractère complet de cette exérèse.

Par ailleurs, dans le cadre de ces activités de traitement du cancer, l'établissement a passé une convention avec la tumorothèque de Nice.

 

 

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