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LES BLOCS OPÉRATOIRES

Les blocs opératoires sont des structures dans lesquelles sont pratiqués les interventions chirurgicales et les gestes d’anesthésie nécessaires au bon déroulement de l’intervention. Ils sont le cadre performant à toutes interventions, programmées ou d’urgence, pour les patients présentant des affections chirurgicales.

Organisation

D’une surface totale de 315 m2, les blocs opératoires de la clinique ont une capacité totale de 7 salles :

  • 7 salles d’interventions hyper-aseptiques ;
  • 2 salles d’endoscopie.

Les blocs se décomposent en :

  • un bloc 1er étage qui est un bloc pluridisciplinaire composé de cinq salles hyper-aseptiques. Deux salles sont exclusivement dédiées à la chirurgie orthopédique, deux salles à la chirurgie générale (viscéral, urologie, gynécologie) et une salle, principalement, pour la chirurgie septique ;
  • un bloc rez-de-chaussée qui est composé de deux salles hyper-aseptiques. L'activité est principalement ambulatoire : une salle est dédiée à l’ophtalmologie et une salle à la chirurgie ORL ;
  • un service d'endoscopie qui est composé de deux salles exclusivement dédiées aux explorations digestives hautes et basses.

Avec en filière :

  • 3 salles d’induction (7 places) ;
  • 2 salles de SSPI (pour un total de 9 postes) ;
  • une stérilisation centrale.
  • Il est également équipé de :

  • réserves de matériel à usage unique stérile ;
  • réserves de prothèses, ligatures et pharmacie ;
  • bureaux pour le cadre de santé ;
  • salle de détente…

La clinique participe tous les ans au benchmarking de l'efficience organisationnelle des blocs opératoires organisé par l'ARS PACA.

Maîtrise du risque environnemental

Le bloc opératoire est un secteur à risque, à ce titre la maîtrise du risque environnemental est une préoccupation permanente. La gestion du risque lié à l’environnement fait partie intégrante de la démarche qualité de l’établissement :

Au niveau de l’air

Toutes les salles hyperaseptiques sont équipées de flux laminaires avec filtre, pour limiter le nombre et la dispersion de microparticules, au niveau du site opératoire.

Mise en place de système de renouvellement d’air assurant la propreté de l’air.

Réalisation de prélèvement bactériologique et comptage particulaire régulier afin de s’assurer du bon fonctionnement des installations et leur conformité à la réglementation en vigueur dans le cadre de la démarche d’assurance-qualité de l’établissement.

Au niveau de l’eau

Les lave-mains sont équipés de filtres stérilisables, pour la microfiltration de l’eau, donnant une eau bactériologiquement maîtrisée.

Mise en place de contrôle microbiologique de l’eau régulier dans le cadre de la démarche d’assurance-qualité de l’établissement.

Au niveau des surfaces

Les salles sont nettoyées avec des produits répondant aux exigences des normes virucide, bactéricide… selon des procédures formalisées et bien établies.

Mise en place de prélèvement de surface régulier pour mesurer l’efficacité du nettoyage dans le cadre de la démarche d’assurance-qualité de l’établissement.

La navigation chirurgicale

Les chirurgiens orthopédistes de la clinique Saint ANTOINE utilisent les techniques opératoires les plus modernes avec notamment la navigation chirurgicale (système d'aide informatique au bon positionnement des implants).

À la fin des années 1980, le besoin d’augmenter la précision du geste opératoire lors de chirurgie complexes (hanche, genou…), la volonté de restreindre le traumatisme chirurgical, de réduire les complications opératoires et le caractère invasif des interventions, de réduire les doses de rayons X per-opératoires et d’améliorer les procédures opératoires ont présidé à l’avènement de la navigation chirurgicale, encore appelée chirurgie assistée par ordinateur (CAO) ou guidée par l'image, comme méthode d'aide chirurgicale.

Le but ultime de la navigation n'est pas de remplacer le chirurgien par la machine. Le niveau de complexité d'analyse d'adaptation et d'exécution de l'homme est loin d'être maîtrisable par aucun système d'intelligence artificielle. La navigation chirurgicale est bien utilisée comme un outil plus élaboré (que ceux disponibles dans la pratique traditionnelle) pour permettre d'améliorer les résultats de la chirurgie pour les patients.

Navigation chirurgicale

Aujourd’hui, les applications ne cessent de se multiplier et le nombre de patients ayant bénéficié de ces techniques ne cesse de croître.
Les chirurgiens orthopédistes ont parfaitement intégré la navigation à leur pratique chirurgicale dans des domaines aussi variés que ceux de :

  • la chirurgie prothétique du genou de première intention et de reprise ;
  • la chirurgie du ligament croisé antérieur ;
  • l'arthroplastie de hanche ;
  • la réalisation des ostéotomies supérieures du tibia ;
  • la chirurgie prothétique de l'épaule ;
  • la mise en place de systèmes de vis pédiculaires en vue de corriger et de stabiliser les malformations congénitales et acquises, ainsi que les traumatismes et les maladies dégénératives du rachis…

Sur le plan technique, le principe de la CAO réside sur la mise en correspondance de donnée d’imagerie préopératoire, avec un système de localisateur peropératoire. Ceci nécessite 4 étapes :

    1. acquisition et extraction des données de l’imagerie préopératoire ;
    2. localisation dans l’espace de corps rigides montés sur un instrument opératoire grâce à un localisateur 3D ;
    3. recalage entre les données préopératoires et les coordonnées spatiales anatomiques en position opératoire ;
    4. navigation en temps réel par reconstruction permanente des données dans les 3 plans de l’espace.

La navigation chirurgicale offre au chirurgien une panoplie d’outils performants qui sont capables d’améliorer la précision du geste opératoire, sa fiabilité et le résultat clinique, en même temps d’ailleurs que de permettre une réduction du coût des soins et de la durée de l’hospitalisation. En guidant les chirurgiens, la navigation chirurgicale améliore la précision et le positionnement des implants (évitant les erreurs d'alignement notamment). Elle offre une représentation visuelle des axes (fémoral, tibial…) fournissant en temps réel des données cruciales (imagerie 3D numérique pour une modélisation anatomique tridimensionnelle), que le chirurgien peut ensuite utiliser pour ajuster l'alignement avant de faire la première incision pour améliorer le processus chirurgical.
La chirurgie est moins invasive (dite mini-invasive) et les saignements sont moindres. La navigation chirurgicale permet de réduire le risque de survenu d’une infection (en réduisant la durée de l’intervention) et le délai de rétablissement après une intervention chirurgicale orthopédique (récupération fonctionnelle supérieure) pour la plus grande satisfaction du patient.

La navigation chirurgicale est une opportunité majeure d’introduire des technologies innovantes rendant possibles de nouvelles procédures, accroissant l’efficacité du bloc opératoire et pouvant améliorer les résultats pour le patient en garantissant le plus haut degré d’excellence possible dans le traitement chirurgical. La chirurgie conventionnelle et la chirurgie mini invasive sont cependant liées et conservent chacune leurs indications.

Robot chirurgical Da Vinci

Les chirurgiens de la clinique Saint ANTOINE ont accès au robot chirurgical Da Vinci S de la clinique Saint GEORGE, ce qui leur permet de réaliser des actes de « vidéo-chirurgie assistée par ordinateur » dite mini-invasive. Le robot contribue à l'amélioration des actes chirurgicaux car d’une précision exceptionnelle, il permet de minimiser les conséquences secondaires en diminuant le traumatisme opératoire. En conséquence, les effets secondaires comme la douleur ainsi que les complications postopératoires sont fortement diminuées, permettant une récupération rapide pour les patients après quelques soins.

Robot Da Vinci

Par la miniaturisation des instruments qui permet des sutures plus fines, dans des accès jusqu'alors impossibles, la chirurgie assistée par robotique permet un affinement de la chirurgie traditionnelle, une diminution de la douleur postopératoire, un rétablissement plus rapide et un meilleur résultat esthétique. La durée d'hospitalisation, quant à elle, s’en trouve nettement diminuée et le patient peut reprendre son activité professionnelle plus rapidement.

Le robot a une vocation multidisciplinaire : chirurgie digestive, urologique, gynécologique... Des résultats intéressants notamment dans le cancer de la prostate puisque l’opération par le robot évite le plus souvent au patient de devenir impuissant, réduit les évènements indésirables et réduit la durée d’hospitalisation. Le système semble déjà très efficace pour une microchirurgie à l’intérieur de l’abdomen, du thorax ou dans de petits champs opératoires. La position ergonomique du chirurgien et la mobilité récupérée de l’extrémité de ses instruments sont appréciables pour les interventions courantes de la chirurgie digestive et urologique.
Pour en savoir plus…

LE SERVICE D'ANESTHÉSIE-RÉANIMATION

Blocs nerveux sous échographie

Le principe du bloc nerveux consiste à déposer le plus prés possible d’un tronc nerveux, ou des troncs d’un plexus, une solution concentrée d’anesthésique local afin d’obtenir un bloc sensitif et éventuellement moteur dans le territoire de distribution (anesthésie loco-régionale).

L'avantage de la technique d'imagerie ultrasons est l'approche visuelle qu'elle procure dans la ponction nerveuse et la diffusion de l'anesthésique. L’échographie permet de visualiser l’aiguille et ainsi de mieux la guider notamment près de certains organes à risque.

Imagerie ultrasons

La qualité du bloc anesthésique obtenu est meilleure et le délai d'action plus rapide qu'avec un neurostimulateur traditionnel (une aiguille reliée à un stimulateur électrique délivre des impulsions qui permettent de déclencher des contractions musculaires dans le territoire intéressé : il s'agit d'une technique dite « à l'aveugle »). De plus, la durée du bloc nerveux est augmentée et le volume d'anesthésique local est diminué. Enfin, la durée de réalisation des blocs périphériques par l'anesthésiste sous ultrasons est plus rapide qu'avec la neurostimulation et la technique permet désormais de réaliser certains blocs face à des variations anatomiques ou à des repères difficiles à palper.

La neurostimulation (qui a permis de réduire les complications de l'anesthésie loco-régionale) ne garantie pas complètement contre les complications neurologiques. La recherche des nerfs à anesthésier par imagerie ultrasons permet de progresser dans ce domaine.

Le fait de visionner les structures nerveuses et la diffusion de l'anesthésique local, mais aussi les éléments potentiellement dangereux durant le trajet de l'aiguille (vaisseaux...) rendent l'utilisation de la technique d'imagerie par ultrasons précieuse dans la pratique quotidienne pour le patient et le praticien et ouvre de nouvelles perspectives dans le domaine de l'anesthésie loco-régionale.

L'établissement n'a pas hésité à investir dans un appareil à ultrason pour améliorer la qualité de l'anesthésie loco-régionale et minimiser les risques de la ponction pour le patient.

La récupération de sang peropératoire (cell saver)

Certaines chirurgies entraînent des saignements en cours d'intervention notamment en orthopédie.
Le principe de la récupération de sang peropératoire (RSPO) est de diminuer les besoins de transfusion de sang dite homologue c'est-à-dire dont le donneur est une personne différente du receveur avec un sang compatible (ABO rhésus).
Au lieu de transfuser le patient avec le sang d'une autre personne, on recueille dans un réservoir le sang perdu lors de l'intervention (et au niveau des systèmes de drainage en post-opératoire immédiat) et l'on peut ensuite transfuser le patient avec son propre sang, après lavage et filtration pour ne garder que les globules rouges (c'est une autotransfusion).

Cell Saver

Les avantages de cette technique, largement éprouvée, sont :

  • économie de sang homologue (nous sommes dans une région qui ne s'auto-suffit pas en sang pour la transfusion) ;
  • disponibilité immédiate du sang prélevé ;
  • limitation des effets indésirables : sans compatible, indemne d'infection...

Elle contre-indiquée si le sang recueilli est souillé de cellules tumorales (patient atteint d'un cancer), de germe infectieux (patient infecté avant l'intervention) ou de ciment (pose de prothèse orthopédique).

La clinique dispose de quatre appareils de récupération de sang peropératoire appelés « cell saver » pour transfuser aux patients leur propre sang.

LE SERVICE D'ENDOSCOPIE DIGESTIVE

Service d'endoscopie

La clinique Saint ANTOINE met à disposition deux salles d’endoscopie pour le traitement (coloscopie, gastroscopie…), le contrôle et la mise à disposition des endoscopes, la gestion et la mise à disposition des accessoires associées à une équipe compétence dont le savoir-faire est reconnu par tous. Une salle de réveil se trouve à proximité des salles d'examens.

L’endoscopie digestive est une méthode d’exploration qui permet de visualiser l’intérieur (endon en grec) du tube digestif (œsophage, estomac, intestin grêle, colon et rectum) grâce à l’introduction d’un tube souple retransmettant l’image obtenue par une micro caméra placée à son extrémité.

L’endoscope doit être stérilisé après chaque examen, ainsi le service est équipé d'un module de désinfection des endoscopes permettant d'assurer toutes les étapes du nettoyage et de garantir une traçabilité complète et précise de tous les gestes, conformément aux circulaires en vigueur. Du fait de son architecture complexe et des matériaux utilisés, la décontamination de l’appareil est complexe et longue, elle dure prés d’une heure avant chaque examen.

LA LITHOTRITIE EXTRA-CORPORELLE (LEC)

La lithotritie extra-corporelle repose sur l’utilisation d’ondes de choc (et non pas, comme on le croit souvent, sur l’utilisation d’un laser) pour fragmenter un calcul rénal après un repérage précis du calcul par radiologie.
Le calcul est ainsi réduit en un très grand nombre de fragments qui sont ensuite éliminés par les voies naturelles sans douleur dans la majorité des cas dans les jours ou les semaines suivant le traitement. Il n’y a donc pas d’ouverture chirurgicale. L'indication de cette technique dépend de la taille, de la situation et de la dureté du calcul.

Service delithotritie

Le ou les calculs situés dans le rein ou l'uretère justifient d'être traités car ils sont à l'origine de troubles tels que douleurs (colique néphrétique), saignement et quelque fois infection.
L'absence de traitement expose à la persistance ou à la récidive de ces troubles. Certains calculs peuvent détériorer le rein voire entraîner sa destruction.

Après lithotritie extra-corporelle, les patients ont habituellement des urines un peu sanglantes (rosées) pendant 24 à 48 heures, ce qui est tout fait normal, et des douleurs habituellement modérées correspondant à l'élimination de fragments. On doit vérifier la bonne élimination des fragments créés par le traitement.
On conseille aux patients, après la séance, de boire abondamment pour éliminer les fragments. En cas de douleurs (colique néphrétique), il faut au contraire diminuer les boissons.
Les patients doivent consulter leur urologue en cas de douleurs non calmées par les traitements antalgiques, et/ou en cas de survenu de fièvre (température supérieure à 38,5° C).

En cas de mauvaise fragmentation ne permettant pas l'élimination spontanée des fragments, une ou des séances complémentaires peuvent être nécessaires.
Cependant, même en cas d'une bonne fragmentation des calculs, certains débris peuvent ne pas s'éliminer (pour des raisons anatomiques ou à cause de sa taille initiale ou de sa dureté) malgré la réalisation de plusieurs séances. On parle de « fragments résiduels ». En fonction de leur localisation, leur retentissement sur les voies excrétrices, l'existence ou non de complications infectieuses, ces fragments peuvent être simplement surveillés, ou traités par une autre méthode.

Le taux de succès dépend de la localisation, de la taille et de la composition du calcul : il est en moyenne de 70 à 80 % après une séance. Une deuxième séance est nécessaire dans 15 à 20 % des cas.

Toute intervention comporte un risque de complications, qui peuvent parfois être graves, tenant non seulement à la maladie dont vous êtes affecté, mais également à des variations individuelles qui ne sont pas toujours prévisibles.
Des complications directement en relation avec la lithotritie peuvent survenir, elles sont exceptionnelles :

  • risque d’obstruction de l’uretère par les fragments en cours d’élimination ;
  • risque d’hématome rénal (0,1 %) souvent dû à un trouble de la coagulation ou à la prise d’un anti-coagulant ou d’un anti-agrégant plaquettaire (aspirine…) ;
  • risque de dérèglement d’un pace-maker.
Dans certains cas, il peut être utile de mettre en place une sonde interne, dans l'uretère, avant la lithotritie extra-corporelle (sonde dans l'uretère sortant par voie externe ou sonde interne dite «double J»). Ces sondes seront temporaires et enlevées plus tard quand les fragments obstructifs auront été évacués.

Service delithotritie

L'examen est réalisé en ambulatoire. En général, le traitement de votre calcul se fait sous diaz-analgésie c’est-à-dire que vous pourrez être assoupi mais que vous n’aurez pas de douleur intense. La séance de fragmentation dure entre 20 et 40 minutes pendant lesquelles vous êtes allongé.

Le suivi comporte en général une consultation de contrôle 3 à 4 semaines après le traitement, avec une radiographie simple (ASP).
On demande aux patients de filtrer les urines pendant quelques jours. Il faut ramener les fragments récupérés dans les urines, pour une analyse chimique qui a pour but de préciser le type de calcul, et éventuellement ses causes. Un régime alimentaire et un traitement médicamenteux pourront dans certains cas vous être prescrits afin de diminuer le risque de récidive des calculs.

Une fiche d'information sur la lithotritie extra-corporelle, a été rédigée par l'Association Française d'Urologie pour les patients. Elle est à la disposition des patients.
Cette fiche est la propriété de l'Association Française d'Urologie. Elle peut cependant être reproduite par des personnes physiques ou morales selon certaines conditions. Merci de prendre connaissance des conditions d'utilisation des fiches d'information aux patients rédigées par l'Association Française d'Urologie.

Le site Internet de l'Association Française d'Urologie (www.urofrance.org) met à la disposition du grand public une animation présentant le traitement des calculs urinaires par lithotripsie extracorporelle par ondes de choc (01 février 2010). Pour accéder à l'animation…

 

 

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