Le centre de coordination de cancérologie (3C)

La clinique Saint ANTOINE fait partie du Centre de Coordination de cancérologie situé dans la clinique Saint GEORGE.

Le Service d’oncologie prend en charge les patients adultes atteints d’un cancer.
Il suit le patient tout au long de sa maladie : diagnostic, établissement des propositions thérapeutiques (chirurgie…), suivi de traitement (curatif ou palliatif), prise en charge des urgences éventuelles, rémission.

Le service accueille le patient pour l’administration des thérapies médicamenteuses (chimiothérapie, hormonothérapie, immunothérapie) et le soutien dans les différentes étapes du traitement et de la maladie.

LE SERVICE DE CANCÉROLOGIE

Les Réunions de Concertation Pluridisciplinaire (RCP)

Les réunions de concertation pluridisciplinaire en cancérologie associent plusieurs médecins de spécialités différentes afin d’examiner les dossiers des malades atteints d’un cancer, et de faire des propositions thérapeutiques concertées.

Lors de ces réunions, où sont examinés et discutés les dossiers, une fiche de présentation à la RCP est pré-remplie par le médecin référent. À l’issue de cette discussion, une proposition thérapeutique est rédigée, consignée sur la fiche de RCP et adressée aux médecins, en relation avec le malade, qui décideront ensuite de l’appliquer (ou non).

Les réunions se tiennent deux fois par mois sur le site de la clinique Saint GEORGE au sein du Centre de Coordination de Cancérologie (3C). Les médecins traitants peuvent y assister.

Une réunion par télémédecine est en cours de mise en place.
Y participent:

  • chirurgiens oncologues libéraux
  • oncologues médicaux libéraux
  • médecins spécialistes libéraux impliqués dans le diagnostic ou le traitement du cancer : anatomopathologistes des cabinets extérieurs et radiothérapeutes du Centre de Haute Energie ;
  • médecins traitants des malades dont les dossiers sont discutés, ainsi que ponctuellement d’autres spécialistes.

Cette activité se situe dans le cadre du réseau de soins en cancérologie ONCOPACA.

Le réseau de cancérologie ONCOPACA

Depuis de nombreuses années, les médecins et les établissements amenés à prendre en charge des patients cancéreux se sont organisés de façon spontanée en réseaux permettant de confronter les aspects et avis multidisciplinaires de l’approche cancérologique.
À la suite de la parution des premiers textes réglementaires sur les réseaux et l’organisation de la cancérologie (notamment la mesure 29 du Plan Cancer), les quatre réseaux « fondateurs » de la région PACA (R2C, ONCOSUD, ONCOREP, ONCAZUR) se sont structurés en septembre 2006, en une seule entité avec un statut juridique, une organisation logistique et un financement : le réseau ONCOPACA.

Comme pour tous les réseaux, ses quatre missions principales sont :

  • La mise en place de référentiels régionaux ;
  • L’accès aux formations ;
  • Le déploiement du Dossier Communiquant en Cancérologie (DCC) ;
  • L’information aux patients et aux professionnels de santé…

La clinique Saint GEORGE et le 3C Saint GEORGE adhèrent au réseau de cancérologie régional ONCOPACA.

Le réseau permet donc le recueil des fiches de RCP et des informations de tous ses membres. Il dispose ainsi d’une base de données regroupant les fiches des RCP qui lui sont affiliées. Son harmonisation sur la base de la fiche de RCP proposée par l’INCA a été réalisée en 2007.
La base de données régionale anonymisée est placée sur un serveur sécurisé qui permet de regrouper toutes les fiches de la région.

Le service de chimiothérapie ambulatoire

Le traitement des pathologies cancéreuses se fait le plus souvent en séances de quelques heures ne nécessitant pas une hospitalisation complète, mais en présence d’un oncologue médical. Ceci est rendu possible grâce à la bonne gestion actuelle des effets indésirables des médicaments.

Situé au rez-de-chaussée de la clinique st George, une structure spécifique a été adaptée de manière à accueillir en toute sécurité les patients pour leurs séances.
Elle se compose de 16 fauteuils, de 5 places et d’une unité de reconstitution sous isolateur en surpression qui dépend de la pharmacie.
Les conditions de confort et de sécurité ont été optimisées. Le service est entièrement climatisé, chaque patient dispose d’une télévision avec casque…

Le service de chimiothérapie ambulatoire est en mesure de recevoir les patients du lundi au vendredi. Tous les oncologues médicaux participent à la surveillance des cycles de chimiothérapie. Une psychologue de la clinique, présente à temps complet, est à la disposition des patients et des équipes soignantes.

Pour joindre le secrétariat du service de chimiothérapie ambulatoire : 04 92 26 79 27

Les soins de support

Les soins de support concernent l’ensemble des soins, autres que les traitements anticancéreux spécifiques, et des soutiens qui sont nécessaires aux personnes atteintes de cancer visant à traiter les symptômes du cancer et à prendre en charge les effets secondaires des traitements antinéoplasiques (somatiques, psychologiques ou sociaux) conjointement aux traitements oncologiques ou hématologiques spécifiques, pour préserver la qualité de vie des personnes malades et celle de leur entourage.

Le patient peut recourir à des soins de support à tout moment de sa maladie. L’analyse des besoins en soins de support est réalisée dès le début de la maladie par le 3C dans lequel le patient est accueilli, puis, tout au long de l’évolution de celle-ci, c’est-à-dire lors des phases curative et palliative, ainsi que dans les suites de la maladie. La mise en place des soins de support s’intègre également dans le cadre des réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP).

Le traitement de la douleur

C’est un élément essentiel des soins de support tout au long de l’évolution du cancer puisqu’elle y est présente dans 80 % des cas, qu’il s’agisse de séquelles douloureuses éventuelles chez un patient guéri ou de syndrome douloureux témoignant d’une évolution tumorale locale ou métastatique en phase palliative.

Les équipes peuvent être aussi sollicitées dès que la douleur persiste anormalement. Il faut anticiper pour éviter d’intervenir une fois la douleur installée et parfois rebelle. Elle peut être, d’origine nociceptive, neurogène ou plus rarement psychogène, c’est un phénomène fréquent tant en cancérologie qu’en hématologie. Elle peut être liée à la maladie ou aux traitements mis en œuvre. Son évaluation et celle de son retentissement, tant sur la qualité de vie du patient que sur son contexte psycho-socio-familial, constitue la première phase de sa prise en charge. La prise en charge de la douleur implique le traitement de la cause et la mise en œuvre de traitements spécifiques et symptomatiques, en privilégiant la voie orale, le contrôle de la douleur sur l’ensemble du nycthémère, la prescription à horaires fixes sans attendre la plainte du malade.

Soins par une esthéticienne : socio-esthéticienne

Ces soins favorisent le processus de guérison par la communication, le mieux-être, le confort du patient dans le cadre d’une meilleure qualité d’hospitalisation (sans se substituer à une esthéticienne de ville). Ils répondent à un besoin de restauration de l’image de soi pour les personnes ayant subi des traitements pouvant porter atteinte à leur intégrité corporelle. Ils encouragent les personnes fragilisées par la maladie à garder leur personnalité en conservant une apparence soignée, les aident à développer leur image corporelle altérée par la maladie, leur redonnent confiance tout en leur apportant détente et bien-être.

Les soins effectués : des soins du visage et du corps, des modelages (à base d’effleurages et de glissages), des soins esthétiques des mains ou des pieds, des épilations, des conseils en chevelure (la chimiothérapie peut être alopéciante), en hygiène corporelle (pour apprendre par exemple à bien hydrater sa peau que les traitements dessèchent) ou en maquillage. Un maquillage « bonne mine » permet de pouvoir de nouveau affronter le regard des autres et le sien. Un maquillage correcteur masque des mutilations dues à la chirurgie et permet de se réapproprier son image. Le partenariat avec toute l’équipe soignante est primordial, la prise en charge s’effectue en individuel, parfois en partenariat avec les psychologues ou les infirmières.

Psycho-oncologie

La maladie peut être source de souffrance physique mais aussi psychologique. L’angoisse du lendemain, la perte de repères, l’altération de l’image, la difficulté à communiquer avec ses proches… sont autant de facteurs qui peuvent déstabiliser le patient et le rendre psychiquement vulnérable. Plusieurs moments peuvent être difficiles à gérer pendant la maladie que ce soit l’annonce du cancer, la phase de traitement, les « inter-cures » ou la fin du traitement et le retour chez soi, au travail… Il faut aussi apprendre à vivre au quotidien avec la maladie. Le patient est parfois confronté à un changement de son image corporelle, à la suite des effets secondaires des traitements (chute des cheveux, réactions cutanées…) ou d’une chirurgie. Il doit aussi continuer à gérer sa vie familiale, les soucis domestiques. La communication avec les proches peut être aussi difficile. Le patient ressent parfois des difficultés à s’ouvrir aux autres ou à parler de son cancer.

Certains patients vont avoir besoin d’un soutien psychologique tout au long de la maladie, d’autres à des moments plus spécifiques. Le soutien psychologique peut s’adresser aussi aux proches du patient car le cancer représente également un bouleversement dans leur vie et la traversée de la maladie aux côtés de la personne souffrante peut générer un besoin de soutien et d’accompagnement. La psychologue intervient auprès des patients pour tenter de prévenir et traiter les répercussions négatives de la maladie sur leur psychisme et celui de leurs proches. Elle peut assurer un accompagnement (à la demande du patient seulement) pendant et après le traitement, sous forme de consultations psychothérapeutiques (sans se substituer à une psychologue de ville) qui permettent au patient de mieux exprimer sa souffrance et de mettre en œuvre les moyens destinés à l’aider.

La psycho-oncologie s’exerce dans le quotidien du soin en cancérologie, en synergie avec les autres professionnels. Elle est une composante de la pluridisciplinarité. Elle développe des actions de prévention auprès des patients et de leurs proches, de dépistage systématisé des difficultés psychologiques et participe à la coordination de leur prise en charge. Elle permet une meilleure prise en compte de la dimension psychosociale dans le processus de décision. La collaboration régulière avec les autres soignants assure une sensibilisation et une formation réciproque aux enjeux de la communication dans la relation soignante.

Accompagnement social

Dans le cadre des soins de support, l’Assistante Sociale est garante de l’aspect social de cette prise en charge globale. Comme toute pathologie chronique évolutive nécessitant des traitements lourds et coûteux, le cancer peut conduire rapidement à une précarisation avec une diminution des revenus voire à une perte d’emploi. Son travail s’articule autour d’un aspect purement technico-administratif qui comprend l’aide au montage de dossiers et l’information sur les dispositifs existants concernant les droits sociaux des patients atteint d’un cancer :

  • Les couvertures sociales sont fonction de la situation professionnelle, certaines personnes étant déjà en situation de précarité au moment du diagnostic, du secteur d’activité, des conventions collectives et éventuellement des assurances privées.
  • Dans la mesure où le cancer est reconnu affection de longue durée (ALD), le salarié peut bénéficier d’indemnités journalières (IJ) pour une durée de 3 ans.
  • Les frais inhérents aux traitements et aux prothèses, (souvent indispensables), malgré la prise en charge du cancer en tant qu’affection de longue durée ne sont pas remboursés dans leur totalité.
  • Il est peut également être difficile d’obtenir un prêt, malgré la mise en place de dispositifs spécifiques comme la convention Bellorgey, méconnue et d’application difficile.
  • Nutrition

    L’activité de diététicienne est d’apporter confort et plaisir à des patients souvent affaiblis et dénutris qui ont peu d’appétit à la suite de traitements de radiothérapie et de chimiothérapie, en réalimentation après des interventions chirurgicales, ou qui découvrent un diabète insulinodépendant consécutif à une pathologie, en donnant des conseils alimentaires.

    Il faut déterminer :

    • L’apport calorique moyen et évaluer l’apport en protéines, qui apporte un meilleur confort physique et psychique, en un mot : une meilleure forme ;
    • L’apport en glucides qui apportent de l’énergie et permettent une reprise de poids ;
    • L’apport en graisses qui apportent beaucoup de calories sous un faible volume, ce qui est intéressant pour des personnes qui mangent peu ;
    • L’apport en fibres pour privilégier un bon transit chez des personnes qui bougent peu ou sont alitées, suivant les goûts et les possibilités de chacun.

    Pour les personnes qui ont peu d’appétit, on conseille des collations salées et/ou sucrées qui peuvent augmenter l’apport calorique voire des compléments alimentaires sous forme de boissons lactées, ou des crèmes desserts enrichies en protéines et en calories quand la dénutrition est importante. Le plaisir de manger doit rester une priorité chez ce type de patients.

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